Doro la démarche d’artiste
Rémy Mouillet, qui signe Doro pour sa démarche de sculpteur, est né à Besançon en 1971. Formé à la bijouterie, aux métaux précieux et aux Beaux-Arts de Besançon, il travaille neuf ans auprès d’un grand bijoutier à Dijon avant de reprendre, en 1998, une maison de joaillerie bisontine fondée en 1933. Son parcours a été distingué au Tahitian Pearl Trophy en 2005 et 2007, à Pékin en 2008 et dans le KARA Collector’s 2010. Il poursuit aujourd’hui une recherche sculpturale personnelle : l’orophanie.
La matière devient le sens
Pour Doro, la matière ne sert pas à illustrer un message : elle en devient l’origine et le sens. Il part de métaux précieux bruts, les fond pour les ramener à leur état liquide, puis laisse naître des formes libres, entre réalisme et abstraction. Cette approche, qu’il nomme « orophanie », écarte volontairement les méthodes habituelles de conception et de moulage. Les formes produites sont ensuite assemblées par fusion, sans ajout de matière, jusqu’à révéler une présence humaine ouverte, primitive et universelle.
Une sculpture de Doro a été donnée au musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, en hommage à Jacqueline Teyssier.
Bras en équilibre — distinction 2013
En 2013, sélectionné parmi sept sculpteurs candidats et retenu parmi les trois finalistes, Doro devient lauréat du concours de l’ADAGP. Invité à exposer au Carrousel du Louvre dans le cadre du Salon annuel de la Société Nationale des Beaux-Arts, il reçoit ensuite une médaille de bronze pour sa sculpture en argent « Bras en équilibre ».
En 2015, « La Main de l’Espoir » entre au musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon. La même année, Doro crée en or massif et argent les Trophées du Public du cinéma français : des sculptures pensées comme un hommage authentique au choix des spectateurs.